Surprise

Il faut se rendre à l’évidence : deux mois me séparent actuellement de mes dernières règles.

 

J’ai un peu la nausée de temps en temps.

 

Je suis fatiguée.

 

Mes cycles ont toujours été irréguliers, il m’est arrivé de n’avoir mes règles que tous les deux mois (mais pendant 10 jours, ça compense).

 

Je ne prends pas la pilule (j’y arrive pas).

 

C’est encore mon secret, je n’en ai parlé à personne et d’ailleurs je n’ai pas encore fait de test. Rien ne presse. Et puis, la dernière fois, dès l’instant où j’ai su que j’étais enceinte, j’ai commencé à grossir. Alors restons dans le doute encore un peu.

 

Est-ce le bon moment ? La Gosse a bientôt dix mois, je termine mes études, l’Homme est au chômage (mais inch’allah, ça va peut-être changer sous peu). Mais y’a t-il un bon moment ?

 

Dix-huit mois d’écart entre deux enfants, ce n’est pas beaucoup. Et puis c’est vrai que ma gynéco m’avait conseillé (fermement) d’attendre un an avant de retomber enceinte, rapport à un placenta praevia et à une césarienne. Mais bon, j’ai pas réussi à prendre cette pilule.

 

Deux enfants on n’est pas forcés de déménager et puis si c’est une fille on pourra récupérer toutes les fringues de La Gosse que l’Homme ne voulait pas garder (il se croit millionnaire et ne voit pas plus loin que le lendemain).

 

Pour La Gosse c’était encore moins le bon moment : j’ai appris que j’allais devenir maman alors que je vivais en colocation avec mes deux meilleures amies, toutes encore aux fêtes et au célibat. Entre temps elles ont emménagé avec leurs chéris respectifs et moi aussi, après huit mois de recherche d’appartement infructueuse. A ce moment là ce n’était pas la grande joie avec l’Homme, ma grossesse a été compliquée sur le plan psychologique (et physiologique, rapport avec la baleine qui m’avait remplacée), et finalement la naissance de La Gosse a été une délivrance sur tous les points, et j’ai enfin commencé à être heureuse.

 

Ça va bien mieux maintenant, même si la conjoncture économique n’est pas en grande forme, jusqu’à présent je me suis débrouillée pour ne pas dépenser trop de sous pour La Gosse (j’achète beaucoup d’occasion, sinon en solde, et puis on a eu des cadeaux). Alors bon, pour un deuxième, on a tout à notre disposition.

 

En revanche je déteste être impotente enceinte. Et réitérer, ça ne va pas être simple.

 

Ne pas prendre 20kg, ne pas prendre 20kg, ça sera mon mantra ce coup-ci.

 

De toutes façons il fallait bien que ça arrive, moi j’ai vécu en fille unique et il était hors de question que La Gosse vive ça. Mais je suis triste en me disant qu’elle n’aura été seule que peu de temps finalement (ça c’est la fille unique qui parle).

 

Et puis, comment ça se gère, deux gosses ?

 

On verra bien. Rien n’est joué.

 

Mais je me fais à l’idée (après, si là j’avais mes règles, ce serait une fête).

 

J’attends encore pour savoir…

Souvenir d’enfance : la chasse aux poux

Dernièrement, j’ai appris que l’Homme et moi nous partagions un souvenir d’enfance : la chasse aux poux. Comme quoi, après huit ans de vie de couple, on en apprend toujours de nouvelles.

Nos mères nous traitaient à base de vinaigre d’alcool. Non, nous ne sommes pas nés dans les années trente, nous sommes tous les deux de la génération Y, mais nos mères nous ont eu tard, peut-être que ceci explique cela…

Les poux et moi c’est une grande histoire (pas tellement d’amour, quoi, que…) qui a habité toute mon enfance. J’avais tout le temps des poux. Un pou sur une tête, il va voir si le cheveu n’est pas plus doux sur la tête d’à coté. La tête d’à coté c’était la mienne et même si mon cheveu n’avait rien de doux (je vous parlerai peut-être un jour de la couette-noeud que j’ai arboré toute mon enfance), mais le pou restait, s’installait, rapatriait sa famille et colonisait toute ma tête.

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Et moi, j’avais honte d’avoir (encore) des poux. Je ne disais rien, espérant peut-être qu’ils partent d’eux-mêmes, mais eux, trouvant pour le coup le terrain bien favorable pour fonder une civilisation, restaient bien accrochés et se reproduisaient. Bien vite, ma tête était envahie.

Et là, âmes sensibles s’abstenir, à force, il y en avait beaucoup. Ca me grattait (ça me gratte actuellement, à écrire sur le sujet), je passais ma journée à me gratter et j’arrivais à une telle concentration de poux que, lorsque je me grattais, il y avait toujours un pou qui restait coincé sous mon ongle. Et là, (on s’accroche), je le mangeais. Oui, je mangeais mes poux, fier bonobo que j’étais. Et franchement, ce n’était pas dégueulasse (au goût, j’entends).

Donc, un jour où l’autre, ma mère s’en apercevait et c’est là que commençait la chasse aux poux.

La chasse aux poux c’était un grand moment, une fête presque. Je m’installais au dessus du lavabo de la salle de bain et là, ma mère me passait le peigne fin avec du vinaigre d’alcool. On voyait les poux tomber dans le lavabo, par centaines, par milliers, et, là, on les écrasait joyeusement avec l’ongle. Ca faisait crouic, et on voyait une petite trainée de sang sur le blanc du lavabo. A chaque poux : crouic, on faisait ça d’un air sadique, c’était rigolo. Ce qui l’était moins, c’était le vinaigre d’alcool sur les plaies engendrées par mes grattages, mais je crois qu’après des semaines à vivre clandestinement avec mes poux, ça me délivrait un peu.

Apparemment, chez l’Homme aussi, ça faisait crouic. Mais j’imagine que lui, petit joueur, en avait beaucoup moins.

Mon dernier souvenir de poux n’est pas si vieux, j’avais déjà quitté depuis longtemps l’école primaire. J’avais 16 ans et mon copain de l’époque m’avait fait des dreadlocks sur la tête et, pour les faire tenir semble-t-il, il avait collé l’ensemble avec de la prune ou de la pèche, je ne sais plus. C’était moche et ça a fini par gratter.

Un jour, c’était l’été, j’étais en vacances avec mon père et, en me réveillant, j’ai trouvé sur l’oreiller des poux morts. Plein. Pour le coup, si le terrain était propice, il avait fini par les achever. J’ai enlevé les dreads, et on a dû faire une dernière chasse aux poux.

Avant la prochaine, quand La Gosse ira à l’école…

La tâche (la belle mère, suite)

Finalement, ma belle mère ne viendra pas aujourd’hui.

On avait tout rangé, aspirateur à fond les ballons, j’ai même nettoyé la zone derrière le lavabo de la salle de bain, celle qui n’avait pas été nettoyée par les anciens locataires, celle qui est pleine de strates de poussière humide qui a séché …

Juste une chose, je n’avais pas passé la serpillère.

Alors qu’il y a besoin.

Sans mentir, voilà au bas mot quatre jours que cette tâche est là, au milieu du salon :

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Mille fois je suis passée devant, mille fois je me suis dit : « non mais là, il faut passer la serpillère ». Je pourrais simplement la nettoyer avec une éponge, mais il y en a d’autres, alors autant passer la serpillère. Et puis non. Notez que l’Homme, à moins d’être bigleux, la voit aussi. Je crois qu’elle fait maintenant partie de la famille.

Comment est-ce possible ??? Comment en arrive-t-on là ? Je m’étonnerai toujours.

Non, mais c’est pour aujourd’hui, oui oui.

La tortue de la mort

Je l’ai dit, je couds. Ça ne fait pas un an, j’apprends, je croyais que j’allais très vite confectionner des tenues hautes couture pour La Gosse, au final c’est tordu et pour 5 euros on trouve de magnifiques tenues d’occasion.

J’ai donc fait les couches lavables de la petite, j’ai pris un cours pour 5 euros , lors de la fameuse et tant attendue semaine internationale de la couche lavable (youhou!) et j’y ai aussi acheté des tissus oeko-tex tout ça, pendant trois mois elle les a beaucoup portées, puis de moins en moins (maintenant si c’est une par jour c’est déjà beaucoup). Bon, j’ai peut-être déjà fait des économies au moment des 128 changes par jour (et des machines, des machines, mais je fais toujours des machines, pourtant on est trois et j’ai toujours des tâches sur mes fringues).

Et alors je me suis lancée dans la confection de jouets parce que, si c’est tordu, ce n’est pas grave, ça donne un genre (un genre tordu).

A part les bases (enfiler le fil, quoi) que m’ont apprises (pas sûre de l’accord là…) ma mère et le gars de Maud’N’Miles, j’ai tout chopé sur le net. Internet est ma grand mère (j’y ai aussi appris le tricot).

Alors voilà, je partage ma dernière création. Ça devait ressembler à ça :

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au final c’est ça :

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Pourtant je me suis pris la tête, j’ai fait ça pendant deux jours, en mode chantier dans le salon, table à repasser et compagnie. Mais comme toujours, vers la fin, essoufflement, ça ira bien comme ça, ben non en fait c’est tordu, mais là c’est trop tard je ne vais pas tout découdre.

Je précise que si c’était pour La Gosse, je trouverais ça magnifique. Mais pour le coup c’est un cadeau pour un couple de jeunes parents qui ne sont pas mes amis directs mais ceux de l’Homme, qui aiment les choses chics (ils ont offert à La Gosse un lapin Doudou et Compagnie, 30 euros le doudou, oui tout à fait). On offrira autre chose en plus de cette pauvre tortue tordue, bien sûr, mais je suis un peu déçue du résultat.

J’ai fait aussi le tapis d’éveil de la Gosse, trois mois ça m’a pris, je posterai une photo plus tard (quand il sera nettoyé des trainées de biberon au cacao).

Hier l’Homme passait voir les dits amis, vite fait, pour récupérer son téléphone qu’il avait oublié la veille chez eux (l’accouchée rentrait tout juste de la maternité, d’où l’apéro qui avait duré jusque 5h du matin). Je lui ai donc donné la précieuse tortue à offrir.

Il a « oublié » de la donner. Mouais. J’y crois moyen. Il n’assume pas mes talents artistiques celui là…

Pour celles que ça intéresse, voici où trouver le patron :

lulu la tortue

La poubelle à couches

C’est le début, alors, bien sûr, en digne monomaniaque, j’écris pour la troisième fois de la journée. Ca me passera, surtout si personne ne me lit.

Mais si j’écris ce soir c’est pour parler de ma poubelle à couches. Dernièrement, j’ai acquis ceci :

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Alors on ne le voit peut-être pas sur la photo, mais elle est ridiculement petite. Elle mesure à peine 20 cm de haut, bref, on y met quatre couches et elle est pleine. Pourquoi cet achat me direz-vous ?

En fait jusqu’à présent (notons que La Gosse a neuf mois passés…) nous utilisions une corbeille à papier, oui, une corbeille de bureau. Je vous rappelle qu’au début (Ok, pendant trois mois), je mettais des couches lavables à la petite (le gros sac rose que vous voyez au dessus de la poubelle en contient). Et donc à un moment ça s’est inévitablement mis à sentir la couche sale dans tout l’appartement, un bonheur pour les invités.

Un copine, un jour : « tiens, c’est bizarre, chez toi ça sent le caca dans la salle de bain et pas dans les toilettes ». Ha oui, c’est bizarre, oui…

Donc j’ai échafaudé le grand projet d’acheter une poubelle.

Un jour, je suis partie de la maison en disant à l’Homme : « garde La Gosse, je vais acheter une poubelle ». Il faisait beau, j’avais envie d’aller à la ville, mais au fond mon projet, je l’avoue, n’était pas directement d’acheter une poubelle mais du tissu. Le tissu, la laine et moi, c’est une grande histoire d’amour. J’en achète plein, et je stocke. Là j’avais une bonne raison : je voulais coudre un chapeau pour l’anniversaire du neveu (un chapeau tordu donc, j’ai dû y joindre une notice explicative disant qu’il n’était absolument pas question de le porter sérieusement, que c’était de l’humour). Mais je n’avais que des tissus à fleurs et à petits pois, il me fallait donc des tissus plus « masculins ».

Mais ça je ne pouvais pas l’avouer à l’Homme, il n’aurait pas compris (il aurait condamné, juge qu’il est !)

J’ai donc été acheter mon tissu, et d’autres au cas où, pouf, 30 euros dans tes dents.

Mais il fallait que je revienne avec une poubelle. J’ai fini à Monoprix, il n’y avait que ça, je l’ai pris.

Ça s’est moqué de moi à mon retour bien sûr, mais personne n’a remarqué le sac de chez Toto…

Du coup il faut changer le sac tous les jours, ça ne sert à rien.

Mais au moins elle est belle ?

La belle-mère

Demain ma belle mère vient à la maison. Ça fera la deuxième fois, d’habitude nous allons chez elle, et la première fois j’étais à la maternité.

Ais-je déjà signalé que je n’étais pas passionnée par le ménage ? Et bien elle si, si j’en juge par l’état de son appartement. On pourrait manger par terre, rien ne traîne, ça sent bon, et en plus elle a les mains douces.

Ma belle mère a eu quatre enfants, une vie pas facile, elle est d’une gentillesse et d’une douceur incroyable, elle a réussi à me mettre à l’aise alors que notre première rencontre a eu lieu à la maternité et qu’elle aurait préféré que l’Homme et moi soyons mariés. C’était chaud pour ma gueule mais, hypocrisie ou non, elle est adorable avec moi (elle a même dit à son fils que j’étais une bonne mère, la consécration).

Mais voilà, demain elle vient à la maison. Et si je ne fais pas quelque chose immédiatement pour arranger cela, son préjugé selon lequel « les françaises sont sales » sera vérifié. Oui je ne devrais pas me laisser juger, dira-t-on, mais voilà, j’ai envie qu’elle m’aime bien, qu’elle ne dise que finalement on n’aurait pas cru mais son fils n’est pas si mal tombé. J’ai donc du boulot en perspective.

Le problème c’est que l’Homme est rentré tard hier soir ce matin (5h…) et qu’il ne se lèvera donc pas de si tôt. Je pardonne parce que j’ai eu droit à un orgasme au réveil. Le fait est que je ne serais pas aidée ce matin, et oui c’est sa mère mais je sais très bien que si l’appartement est crade, je serais la responsable. Donc pas le choix, il faut s’y mettre. Ça ne va pas être une mince affaire parce que depuis quelques jours je suis un peu patraque.

Pourtant quelque chose me dit que sa mère peut me comprendre. Elle, elle n’a pas eu le choix. Elle a élevé et trimé dans sa vie, depuis toute petite, avec ses demi-frères et sœurs. Pour le coup chez elle pas un bouquin, pas de bordel engendré par un quelconque hobby, beaucoup de choses auxquelles elle n’a pas eu droit, beaucoup de galères à cause des hommes. Le ménage et son foyer c’est un peu tout ce qu’elle a. Et donc je comprends moi aussi, je respecte, et voilà pourquoi je vais essayer de rendre l’appartement nickel et de lui cuisiner quelque chose qu’elle apprécie. Bizarrement je crois qu’on peut s’entendre toutes les deux.

Moi ma mère c’est l’antipode, j’y reviendrais. Notons que je n’imagine pas les faire se rencontrer, c’est dire…

Me voilà…

Hier après-midi en me réveillant de ma sieste, mal que j’étais (gastro ?), j’ai traîné sur le blog de Marie Perarnau et puis comme j’avais tout lu, j’ai fini la soirée sur celui de Cranemou.

J’ai commencé à suivre les blogs de mamans quand La Gosse est née, ambiance Les Maternelles le matin, mois de juin, affalée sur le canapé. On peut dire que ça m’a accompagnée dans mon devenir mère, alors que ça m’était un peu arrivé par hasard, avouons le. Je peux déjà dire que ces nanas, qui sont devenues écrivain en passant par la maternité (c’est fascinant ce que peuvent les femmes), elles rendent le fait d’être maman plutôt cool (et rigolo).

J’ai lu et jamais commenté, en fait c’est surtout parce que ça a souvent buggé. Mais j’écris depuis mon adolescence un journal, alors j’écris ma vie depuis bien longtemps.

Ce matin ça me vient : « Va-y, moi aussi ! », je ne peux pas dire si cette lubie perdurera, on verra bien, tiens.

J’avais envie d’écrire aussi par rapport à un certain débat ambiant. On dirait qu’il y a deux clans de mamans, les allaitantes-petits pots maison-portage-éventuellement couches lavables et les autres, qui se sentent jugées par les premières. Alors qu’au fond ce sont elles qui ont commencé. Moi je trouve qu’allaiter est pratique (c’est vrai que j’ai eu La Gosse en juin, c’était la saison idéale pour sortir son nichon), que si on a que ça à faire c’est toujours mieux de donner des légumes frais, si soit-même en plus on ne mange ni boites ni surgelés, pour le reste c’est une philosophie, les couches lavables ont été abandonnées, c’est peut-être un peu relou, surtout quand elles sont un peu tordues parce qu’on les a faites soit-même et qu’on a pas assez de culottes de protection – et aussi qu’on est pas soutenu par son conjoint (il m’a eue sur ce coup là : non mais là je suis fatigué je lui mets une couche jetable). L’écharpe ça peut être sympa, mais en été ça donne chaud, on a encore un machin sur le ventre (qui cache sa mollesse il est vrai), et puis si on gère pas le nœud c’est vraiment une prise de tête, d’autant plus lorsqu’on réessaye neuf mois plus tard avec un bébé qui ne fait que gigoter. Là j’ai commandé un mei taï pour la porter sur le dos, moi je suis une fille très sac à dos (c’est souvent mon sac à main, le sac à dos quechua vert, très féminin tout ça), ça pourrait me convenir.

Mais je ne juge pas, je ne me suis jamais réellement sentie jugée non plus. Peut-être parce que la plupart des femmes de mon entourage sont soit des écolos (on n’est pas des bobos, non, il nous manque quand même à la plupart le « bo » de bourgeois – enfin, sauf peut-être par rapport à des familles de RMIstes, et encore…), soit des mamans à l’ancienne, magrébines, on pense à la mère de l’Homme comme à ma grand mère qui ont allaité jusqu’aux deux ans de leurs enfants…) Donc mes choix sont souvent approuvés, même si on me demande parfois quand je compte arrêter d’allaiter (ce que je ne sais pas, c’est encore si simple, pouf nichon, alors que je ne gère pas encore tout à fait la logistique du biberon (j’en ai qu’un, il faut le laver constamment, l’eau est trop chaude, elle le finit pas, ou trop vite, il traîne par terre dans le salon, ou dans l’évier de la cuisine, il traîne tout le temps en fait…))

Je suis sensible aux questions de pesticides et de bisphénol, tant qu’à faire aujourd’hui c’est plutôt facile, bien sûr en grandissant elle mangera comme nous, mais non on mangera aussi de mieux en mieux, déjà on se fait des woks aux légumes bio quand il reste des bouts de légumes de La Gosse. Alors voilà, j’achète des légumes bio pour ma fille, je les cuisine au babycook, c’est chiant, lui aussi il faut tout le temps le laver. Ça ne coute pas cher aussi, quand on voit le prix des petits pots, elle mange pour trois sous et c’est sain. Mais lorsque j’ai un pet de travers j’ai toujours un petit pot industriel à lui donner, elle adore ça, moi aussi des fois je kiffe une purée mousseline et des kackies, mais après je me sens tout de même dégueulasse. Alors quand je fais il n’y a pas d’arômes, la carotte a un goût de carotte, la tomate hors saison a le goût qu’elle doit avoir, en revanche la petite mange de l’ail, des oignons et du raz el hanout avec plaisir.

Comme tous et toutes, je vis dans la contradiction, dans les compromis. J’ai trouvé le moyen de ne pas trimer dehors depuis presque un an, ça me permet de rester avec ma fille. Elle est paraît-il super éveillée malgré le fait qu’elle n’ait aucun contact avec d’autres enfants (je devrais y remédier incessamment). Je n’aime pas faire le ménage, sauf une à deux fois par an, dans un gros coup de motivation et de monomanie. Alors ce temps me fait engager des projets, je deviens couturière (mais tout est toujours tordu), tricoteuse (j’ai mille projets sur des aiguilles, peu sont achevés) et puis l’excuse ultime : je fais mon master 2 recherche en philosophie par correspondance. Donc mémoire, ma poussette à la bibliothèque, ma fille est une lève-tard mais je me lève à 6h30 et me voilà avec trois heures rien qu’à moi (je n’y suis pas toujours un monstre d’efficacité, mais parfois c’est l’heure des grands projets).

Ça c’était pour entrer dans le débat des parents. Je note : moi je n’ai qu’un enfant, et je comprends très bien qu’on n’allaite pas, je comprends que ça fasse bizarre de nourrir de son corps (coté succube du bébé, coté liquide interne, beurk si on y songe), moi je me pose rarement la question (il vaut mieux ?) et puis finalement ceci est la raison d’être des seins. Je suis aussi parfois affectée de flemme monumentale et si je devais bientôt reprendre le boulot (il faudra que j’y songe), je devrais m’organiser autrement.

Au final on s’entend bien avec La Gosse, pour quelque chose qui est arrivé sans crier gare, c’est une belle chose.